La coopération vecteur d’engagement et d’efficacité !

 

 

Vous venez de voir  un exemple très rafraîchissant d’une séquence de travail qui selon moi illustre la coopération idéale :  un projet commun, chacun  à sa place, un animateur bienveillant et des compétences  mises en commun au service  du plaisir et de la créativité avant le business !

Sur un tout autre registre, ces dernières semaines ont tristement illustrées le déficit de coopération entre les différents services de sécurité au niveau international et européen en particulier, puisque qu’il semble qu’on ait  laissé se déplacer des individus dangereux  préalablement identifiés et commettre des actes irréparables   …

Mon propos n’est pas de rechercher les responsabilités et de pointer les dysfonctionnements, sachant que l’actualité montre aussi les réussites sur ce sujet brûlant et que d’autres s’en sont déjà chargés pour de bonnes ou mauvaises raisons. Il s’agit  là de comprendre les  causes  des échecs de collaboration qui nous apparaît  chaque semaine plus dommageable pour notre  vivre ensemble, alors que nous évoluons  dans un environnement  ultraconnecté …

Revenir à des concepts de  bases révélés par les travaux des  psycho- sociologues  sur les relations humaines me semble un préalable :

  • la coopération ça ne se décrète  pas*

  • l’homme ne  coopère qu’avec des personnes avec lesquelles il  a partagé des émotions au préalable

  • la relation physique, dite de  face à face est la seule qui permette à l’empathie de conduire nos actions

Qu’a t’il été  effectivement  partagé par les  services de renseignements turcs et leurs collègues néerlandais avant que le monde entier ne regarde  dans leur direction ? Qu’en  est il des services belges entre flamands et wallons ? Mis à part les   transferts  de  données informatiques, ont ils pris un déjeuner ensemble,  bénéficié d’un briefing ,  partagé  un pot de fin d’année, une séance de sport…

Combien de  rencontres  ont  été organisées pour  que ces agents  sur lesquels reposent   la vie de nos concitoyens apprennent à se connaitre, à s’apprécier,  à s’aimer ?

Comparé aux dépenses accordées à la rénovation des  équipements sportifs pour les rencontres internationales, de quel montant s’agirait – il  concrètement pour réunir  quelques jours dans un grand hôtel international  le staff de ces services hyper spécialisés  et organiser des sessions de  team bulding?  Ça vous fait sourire? Tant mieux il n’y a pas tant d’occasion que cela en ce moment !

Objectif : apprendre  les uns des autres  afin de  réussir à travailler ensemble efficacement ! Je propose qu’on mette le paquet  en termes de moyens pour  permettre aux services chargés de la sécurité de nos capitales  visées par les actes terroristes de  jouer la même partition musicale .Car si le mail  reste le seul outil de communication à la disposition de la sécurité mondiale, je crains que nous n’ayons collectivement encore à vivre de nouveaux drames, car ceux qui sont de l’autre côté du miroir sont eux  unis par des liens très forts qui déjouent tous les codes!

Les révélations sur le rôle de la fratrie dans les dispositifs terroristes nous le prouvent tristement : des liens humains ( souvenirs,expériences, émotions partagés…) pèsent beaucoup plus lourds que tous les outils digitaux  réunis quand il s’agit de faire réussir un projet !

Il y a matière à  enseignements  et ce dans tous les domaines où travailler ensemble devient  un prérequis fondamental à la pérennité de nos modèles de  société !

*  « Donner et prendre, la coopération en entreprise »  Norbert Alter

 

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